Alfred de Musset

Publié le par Marcelle

[A Madame X...] ou Fragment

Quand je t'aimais, pour toi j'aurais donné ma vie,
Mais c'est toi, de t'aimer, toi qui m'ôtas l'envie.
A tes pièges d'un jour on ne me prendra plus ;
Tes ris sont maintenant et tes pleurs superflus.
Ainsi, lorsqu'à l'enfant la vieille salle obscure
Fait peur, il va tout nu décrocher quelque armure ;
Il s'enferme, il revient tout palpitant d'effroi
Dans sa chambre bien chaude et dans son lit bien froid.
Et puis, lorsqu'au matin le jour vient à paraître,
Il trouve son fantôme aux plis de sa fenêtre,
Voit son arme inutile, il rit et, triomphant,
S'écrie : "Oh ! que j'ai peur ! oh ! que je suis enfant !"

Alfred de MUSSET

 

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J’ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaîté ;

J’ai perdu jusqu’à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

Quand j’ai connu la Vérité,

J’ai cru que c’était une amie ;

Quand je l’ai comprise et sentie,

J’en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,

Et ceux qui se sont passés d’elle

Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d’avoir quelquefois pleuré.

 

Alfred de Musset

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L
<br /> Je suis déçue par la pièce "Lorenzaccio" où je n'ai pas retrouvé le charme de Musset que j'avais découvert dans "On ne badine pas avec l'amour"...<br /> <br /> Je viens d'ailleurs de publier ma critique sur mon blog de la pièce "Lorenzaccio"...<br /> <br /> <br /> Joli article, je reviendrais ;)<br /> <br /> Bonne continuation !!<br /> <br /> <br />
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